Flagrante ou non, la maltraitance des aînés est multiforme : psychologique, physique, financière, civique, médicale ou due à des négligences. Et ses conséquences peuvent être multiples : sentiment d’abandon, dépression, suicide, culpabilité, peur, dégradation de l’état de santé, séquelles physiques, etc. Qu’elle soit intentionnelle ou non, elle se produit aussi bien à domicile -dans près de trois quarts des cas - que dans des institutions publiques et privées comme les maisons de repos ou les hôpitaux (un quart), ou encore, parfois, en milieu professionnel. Toutefois, l’auteur de la maltraitance n’est pas forcément un proche de l’aîné ou un professionnel de l’institution. In fine, selon l’OMS, 5 % des plus de 65 ans et 15 % des plus de 75 ans en Europe seraient victimes de phénomènes de maltraitance.

Conseils

Certains facteurs aggravent ce risque. Ils peuvent être liés à : la situation de base de l’aîné, comme sa dépendance physique ou psychologique, ou des troubles de santé et du comportement tels que la démence ; la situation de l’auteur de la maltraitance, comme la fragilité psychologique de l’aidant ou encore le manque de formation ou de temps du personnel soignant ; la relation entre la victime et l’auteur, telles qu’une dépendance financière de l’un à l’autre ou la cohabitation dans un espace restreint. Ce ne sont bien sûr là que quelques exemples !

Si vous êtes victime ou témoin d’une maltraitance, vous pouvez agir en contactant les services compétents. Mais avant d’en arriver là, il suffit parfois tout simplement, pour le témoin de pareille situation, d’être à l’écoute du senior, de lui donner des conseils ou encore de prendre contact avec l’auteur des faits. La maltraitance commence souvent par l'indifférence et la résignation !