Plan d'action mondial

C’est la première fois que le psoriasis est inclus dans le Plan d’action mondial pour la santé. On comprend d’autant mieux l’impact - psychologique notamment - que constitue cette reconnaissance lorsque l’on sait que pas moins de 125 millions de personnes souffrent de cette maladie à travers le monde. Psychologique, car ces personnes sont également victimes de discrimination et de la stigmatisation, au point par exemple de ne plus oser s’exposer dans certains lieux publics comme les plages ou les piscines. La maladie, rappelons-le, n’est pas transmissible !

Mieux cerner la maladie

Cette reconnaissance est aussi celle d’une maladie grave qui nécessite une plus grande sensibilisation du public sur sa nature inflammatoire, ses impacts psychosociaux et sur les facteurs de risque communs avec d’autres maladies chroniques. Sur le plan médical toujours, la résolution souligne que « trop de personnes dans le monde souffrent inutilement de psoriasis en raison d’un diagnostic erroné ou tardif, d’options thérapeutiques inadéquates et d’un accès insuffisant aux soins ». La résolution reconnaît non seulement que le psoriasis provoque des douleurs, des démangeaisons et des saignements, mais également que de nombreuses personnes touchées par cette maladie « sont victimes de stigmatisation et de discrimination sociales et professionnelles ».

Cette résolution appelle à un rapport détaillé et approfondi sur le rôle et l’impact du psoriasis sur la santé mondiale. Ce rapport sera présenté cette année.