Ce secteur, vital pour bon nombre de personnes, se doit d’être en perpétuelle mutation pour continuer à accueillir nos proches de manière exemplaire tout en s’adaptant au contexte socio-économique.

« À l’heure où vous lisez ces lignes, de nombreux infirmiers travaillent dans les maisons de repos. Dans la majorité des cas, ces professionnels sont surqualifiés pour le travail qui leur est donné de faire. En cas de problème sérieux, un séjour à l’hôpital, loin des infirmiers, est nécessaire, tandis que dans la plupart des cas, une aide-soignante est totalement qualifiée pour encadrer nos seniors. Plus qu’une différence de compétences, ces deux profils n’ont pas le même salaire. »
 
« Pourtant, les infirmiers sont engagés en nombre dans les maisons de repos, et le coût de leur emploi pèse sur les budgets. Les normes de gestion des maisons de repos doivent donc être repensées pour leur garantir un accès universel en Wallonie ou à Bruxelles. Passés de 200 millions d’euros en 1992 à 3 milliards d’euros en 2015, les moyens mis à disposition du secteur lui permettraient de réaliser des investissements intéressants si ces normes évoluaient avec leur temps. Notamment en matière de nouvelles technologies permettant d’encadrer les résidents de manière plus intelligente. Un gain d’économie plus que nécessaire aux vues des futures mutations sociétales qui, par la même occasion, offrirait un encadrement toujours plus adapté pour les êtres qui nous ont vus naître. »