À cause de sa maladie, le syndrome ACNES (syndrome de compression du nerf cutané antérieur), une vie normale était impossible. Jusqu'à ce qu'un médecin lui propose la solution : l'implantation d'un neurostimulateur.

 

Comment la maladie a-t-elle influencé votre vie ?
 

« Pour autant que je m'en souvienne, j'ai eu mal au ventre. Parfois cette douleur était légère, parfois c'était une crise douloureuse. Dans ce cas, je devais rester au lit et j'étais totalement dépendante des autres. À cause de la maladie, j'ai perdu deux années de ma scolarité et je devais toujours prendre de la morphine. Il a fallu du temps avant de pouvoir mettre un nom sur ma maladie. Finalement, un spécialiste a découvert qu'il s'agissait du syndrome ACNES, une maladie au cours de laquelle des nerfs coincés dans la paroi abdominale provoquent des douleurs. »

 

Suite à ce diagnostic, une solution était-elle en vue ?
 


Les nerfs sont stimulés via de petites impulsions électriques, ce qui permet d'intercepter les signaux douloureux avant qu'ils atteignent le cerveau.
 

« Il s'agit d'une maladie si rare qu'aucune recherche n'est réalisée en Belgique à ce sujet. Elle est souvent confondue avec d'autres affections, comme une appendicite. J'ai subi deux opérations dans un hôpital spécialisé des Pays-Bas, mais cela n'a pas aidé. Un patch anti-douleur a également été utilisé pour « calciner » le nerf abdominal, mais encore une fois sans résultat. L'année passée, nous avons consulté un médecin qui nous a proposé un neurostimulateur. »

 

Que fait ce neurostimulateur dans l'organisme ?
 

« Il est souvent utilisé dans les douleurs inguinales et dorsales chroniques et en cas d'affections graves comme le SDRC chronique, des altérations nerveuses suite à une intervention chirurgicale ou encore un accident. Les nerfs sont stimulés via de petites impulsions électriques, ce qui permet d'intercepter les signaux douloureux avant qu'ils atteignent le cerveau. De cette manière, les douleurs sont transformées en picotements voire éliminées. Dans mon cas, les douleurs ont en grande partie disparu. Parfois, elles reviennent et je dois amplifier la stimulation via un appareil externe, mais je ne dois plus prendre de médicament et j'ai retrouvé une vie normale. »