« La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire attaquant le système nerveux central. Elle s’exprime généralement par des poussées, mais dans environ 15 % des cas elle peut évoluer d’emblée sous une forme progressive, c’est-à-dire avec une évolution continue. »

 

Les avancées de la recherche
 

« La recherche fondamentale a révélé le lien entre la SEP et une dérégulation du système immunitaire », décrit le Professeur. « Les lymphocytes T et B, déréglés, passent la barrière hématoencéphalique et attaquent le cerveau. Cette connaissance de la maladie a permis de développer une série de traitements. Certains visent à empêcher les lymphocytes T de passer la barrière ; d’autres empêchent les inflammations, jouent un rôle d’immunorégulateurs ou encore détruisent les lymphocytes T et/ou B. »

« Le premier défi de la recherche est d’identifier la cause de ce dérèglement immunitaire ce qui peut conduire à une thérapie cellulaire. Le but est d’empêcher la prolifération des lymphocytes T et de bloquer leur accès au cerveau afin de protéger la myéline et les neurones, leurs cibles principales. La recherche permet déjà de définir des cellules régulatrices ou protectrices contre l’inflammation. Le second défi consiste à empêcher la section des fibres nerveuses une fois attaquées par les lymphocytes T. La recherche en neuroprotection constitue ici un objectif thérapeutique majeur. »

 

Traitements et types de SEP
 

« Les traitements actuels concernent principalement la sclérose en plaques rémittente, caractérisée par une alternance entre poussées et rémission. La SEP progressive est beaucoup plus difficile à traiter. Elle se présente sous deux formes : la primaire progressive, lorsque la maladie apparaît directement sous cette forme, sans jamais passer par des poussées ; et la secondaire progressive, qui évolue de rémittente à progressive. Les traitements sont très insuffisants dans ce domaine, mais les premières lueurs d’espoir apparaissent. »

 

La Fondation Charcot au service de la recherche
 

« Des nanoparticules qui permettraient de faire passer un traitement à travers la barrière hématoencéphalique, l’utilisation de cellules souches, la reconstruction de la myéline font partie des pistes de recherches innovantes que nous soutenons », conclut le Président de la Fondation.
 

Pour plus d’informations sur la SEP, consultez notre site : www.fondation-charcot.org