Etienne Huckert

CEO des Laboratoires Huckert’s

 

Pour Etienne Huckert, CEO des Laboratoires Huckert’s, il faut mettre en place des stratégies de contrôle de la désinfection et opter pour des produits issus de la chimie fine.

 

Quelle est l’ampleur des infections nosocomiales ?

Etienne Huckert : « Nous sommes face à un problème très sérieux : les décès dus aux maladies nosocomiales se chiffrent à plus de 3 000 par an. C’est bien plus que les 637 décès sur nos routes en 2016 ! À la base des infections nosocomiales, figurent entre autres les bactéries multirésistantes (BMR) et les MRSA. Ces micro-organismes sont devenus résistants aux antibiotiques. Le risque d’infections nosocomiales est ici très grand. »

 

Les décès dus aux maladies nosocomiales se chiffrent à plus de 3 000 par an.

 

Qu’utilisent les établissements de santé pour désinfecter ?

E. H. : « Par manque de budget ou de connaissances, les décisionnaires achètent souvent les produits les moins chers. Trop souvent, c’est de la chimie violente, en l’occurrence des produits ayant des effets carcinogènes, mutagènes et reprotoxiques, dangereux pour la santé. Ils sont en outre corrosifs et endommagent une instrumentation chirurgicale très coûteuse. Chaque pays de l’UE se doit pourtant de mettre en pratique les normes internationales ISO dans ses dispositifs médicaux. Ces normes imposent d’être beaucoup plus sélectifs dans le choix des désinfectants. »

 

Que préconisez-vous ?

E. H. : « C’est un non-sens d’éliminer un risque microbiologique et de le remplacer par un danger chimique. Depuis plusieurs années, nous avons développé une formule innovante qui ne pose aucun problème de toxicité ou de corrosion. Cette solution est contrôlée par un système de production de dispositif médical extrêmement cadré. Il est audité chaque année par SGS, un organisme très exigeant en la matière. À la différence de beaucoup de nos confrères, nos solutions se fondent sur la chimie fine plutôt que la chimie violente. Elles nous procurent une longueur d’avance sur les produits traditionnels. »