Pour répondre efficacement aux défis de la transition démographique, épidémiologique et sanitaire, la R&D dans le secteur de la santé n’est plus seulement l’affaire du monde médical. Elle s’adjoint aujourd’hui les compétences des pionniers de la HealthTech, leader incontestable de l’univers des start-ups belges. On y retrouve des chercheurs actifs dans les domaines de la CareTech (apport de soins, aide à la personne), de la RegMed (médecine régénérative) et surtout de la MedTech (technologies médicales).

 

Un univers bouillonnant
 

On y multiplie les compétences : ingénierie biomédicale, biomécanique, robotique, électronique ou informatique mais aussi maitrise des aspects juridiques, règlementaires et économiques. Des expertises qui intègrent aussi de nouveaux modèles économiques accompagnant la mise sur le marché et l’adoption rapide des innovations par les différentes communautés de l’écosystème médical (patients, prestataires de soins, autorités et systèmes de remboursement).

C’est cet écosystème innovant, soutenu financièrement par l’UE (Horizon 2020), la Belgique fédérale (le Pacte d’avenir conclu avec l’industrie pharmaceutique) et les entités fédérées (Plan Marshall — DGO6, Innoviris, AIO), qui répondra aux défis :

  • du vieillissement de la population
  • de l’augmentation des maladies chroniques et de la baisse croisée des décès dus aux maladies transmissibles
  • de la réorganisation du système de santé en un système collaboratif complexe mais efficace et durable.

 

Des réponses multiples à ces défis
 

L’innovation médicale permettra :

  • d’améliorer l’état de santé de toute la population et de réduire les écarts entre les différents groupes de la population
  • de répondre rapidement et de manière fluide aux nouveaux besoins, notamment à la résistance croissante aux antibiotiques
  • d’optimaliser l’utilisation des ressources, grâce notamment aux avancées de la mobile health.

 

Quelles pistes pour les traitements du futur ?
 

  • d’abord, doper la prévention santé grâce au big data, à l’intelligence artificielle et aux technologies mobiles pour détecter plus rapidement les patients à risque ou la rechute d’une maladie traitée. Les applications mobiles aident également les patients à contrôler leur santé et leur hygiène de vie.
  • ensuite, améliorer les technologies de diagnostic et d’imagerie, et permettre à la chirurgie assistée par la robotique d’offrir une plus grande précision des interventions et une revalidation plus rapide des patients.
  • enfin, innover dans les traitements thérapeutiques par les biomédicaments (qui révolutionnent l’approche de maladies chroniques), les thérapies cellulaires et géniques qui s’adressent au traitement des cancers mais pas seulement (reconstitution osseuse et tissulaire, sclérose en plaques, diabète, allergies) ou encore la radiothérapie qui permet un traitement plus court et plus précis des cellules cancéreuses.