CAP48, l’opération de solidarité de la RTBF, organise chaque année une importante récolte de fonds destinée à financer de nombreux projets agissant au bénéfice des personnes handicapées. Les polyarthrites chroniques ou rhumatismes inflammatoires sont une cause majeure de handicap progressif en Belgique. Les causes étant encore méconnues et l’évolution imprévisible, mais souvent dévastatrice, il est essentiel de faire avancer la recherche.

Ces affections sont classées en polyarthrite chronique juvénile, polyarthrite rhumatoïde, arthrite psoriasique, spondylarthrite, lupus, sclérodermie… Elles concernent près de 200 000 patients dans notre pays. Près de 20 % des patients souffrant de polyarthrite développent leur maladie avant l’âge de 40 ans.

 

Les objectifs de la recherche
 

Ce projet de recherche médicale vise à contrôler la maladie pour combattre ses symptômes, stopper sa progression et éviter un handicap irréversible plus important. Les objectifs principaux sont le diagnostic précoce et la recherche de marqueurs sanguins et/ou de l’articulation pour déterminer le pronostic de ces maladies et la probabilité de réponse aux traitements.

Actuellement, grâce aux rhumatologues et pédiatres de 24 centres belges, plus de 400 jeunes patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, d’arthrite juvénile, de lupus érythémateux disséminé et de sclérodermie bénéficient d’un premier bilan et d’un suivi systématique et régulier de plusieurs années.

 

Où en sommes-nous aujourd’hui ?
 

Lancés en 2013 pour une durée de 5 ans, les premiers résultats de la recherche sont encourageants. L’examen des données cliniques collectées chez les premiers patients montre que, grâce au suivi, les taux de rémission sont plus élevés et plus stables à long terme, améliorant la qualité de vie des patients. Et, si au moment du diagnostic 91 % des patients présentent une activité sévère de la maladie, après 12 mois de traitement, 44 % des patients sont en rémission et 20 % ont une activité de la maladie faible.

 

Et demain ?
 

CAP48 et ses partenaires ont souhaité prolonger ce projet de recherche médicale jusqu’en 2023 afin d’avoir une vision encore plus prospective de l’évolution de la maladie.