Autogestion

Début juin, la Ministre de la Santé, Maggie De Block, a dégagé 3,25 millions d’euros pour expérimenter des applications numériques de santé en 2016 et 2017. Elle entend ainsi notamment élaborer un cadre juridique autour de ces applis, qui commencent à fleurir sur le marché belge.

L’une des ces applis permet au patient de gérer lui-même son dossier santé sur son smartphone ou sa tablette : Andaman7. L’avantage est de pouvoir emporter avec soi toutes ses données de santé. Ce n’est pas le seul : le patient peut les partager avec les médecins de son choix et des personnes aidantes ou de confiance, comme des membres de sa famille. L’utilisateur peut alors inviter toutes ces personnes à contribuer au dossier santé en l’enrichissant à mesure des visites médicales, par exemple.

Pour assurer au maximum la protection de ces données privées et médicales, celles-ci sont stockées uniquement sur les appareils mobiles, aucune donnée médicale n’est stockée dans le cloud ou sur les serveurs de chez Andaman7.

Pratique voire vital

Dans plus d’une situation, cet outil peut s’avérer bien pratique, voire vital. Si vous devez être hospitalisé en urgence, par exemple, le médecin aura immédiatement accès à votre historique médical complet et à la liste de vos maladies chroniques, allergies, vaccins, intolérances, médicaments, etc. Tout ceci peut l’aider à poser rapidement son diagnostic.

Disponible gratuitement sur Android et IOS, l’appli offre en outre une série de fonctions optionnelles qui s’avèreront, dans ce cas comme bien d’autres, tout autre chose que des gadgets ; via un bracelet connecté, elle peut enregistrer votre activité physique, votre rythme cardiaque, l’évolution de votre poids, etc.

Plus facile, plus rapide

Cette application e-Santé devrait aussi, à terme, permettre de diminuer la charge administrative des prestataires de soins: ils pourront échanger des informations de santé numériques beaucoup plus facilement et rapidement et mieux préparer les rendez-vous avec leurs patients.