Il devient le visage d’une nouvelle campagne de sensibilisation articulée autour du monde de la Formule 1.Le champion nous explique l’importance de cette Semaine du Rythme Cardiaque, organisée pour informer le grand public sur la fibrillation auriculaire (FA).

Vous êtes le parrain officiel de la Semaine du Rythme Cardiaque. Quelles sont vos motivations pour représenter cette campagne ?

Thierry Boutsen : J’ai accepté d’être le « ‘visage »’ de la Semaine du Rythme Cardiaque car j’ai pris conscience grâce à mon entourage des enjeux et des dangers liés aux affections cardiaques, surtout à partir d’un certain âge. Je suis arrivé à un moment de ma vie où de plus en plus de proches se retrouvent confrontés à ce genre de soucis de santé. Il me semblait dès lors primordial d’encourager et de soutenir une initiative telle que cette campagne afin que les gens puissent mieux appréhender les risques et, les traitements et sachent vers qui se diriger en cas de besoin. Si mon image peut faciliter le processus de conscientisation, alors je suis partant !

Cette campagne met également en évidence le fait que même les personnes avec un style de vie actif se doivent d’accorder de l’attention à la santé de leur cœur, et ce de manière croissante au fil des années.

Pourriez-vous nous expliquer l’objectif de cette campagne ?

T. B. : La Semaine du Rythme Cardiaque est une campagne de sensibilisation à la fibrillation auriculaire (FA), l’affection du cœur la plus fréquente, au cours de laquelle ce dernieril s’emballe et se met à battre de manière totalement irrégulière. La FA augmente le risque de défaillance cardiaque ainsi que de formation de caillots de sang. Sans traitement adéquat, les risques de faire une thrombose ou un accident vasculaire cérébral (AVC) se retrouvent multipliés par 5 ! De plus, la chance d’en être atteint s’accroît avec les années  : au-delà de 40 ans, 1 personne sur 4 présentera un jour une FA. Comme si cela ne suffisait pas, un tiers de la population touchée ne montre aucun symptôme. À travers l’organisation de cette campagne, lae Belgian Heart Rhythm Association (BeHRA) vise à informer sensibiliser le plus grand nombre quant àsur l’importance de la prévention et d’un dépistage précoce. Concrètement, lors de la Semaine même, la plupart des hôpitaux du pays ouvrent leurs portes pour prodiguer des l’informations, des conseils et des tests gratuits du rythme cardiaque.

Pourriez-vous nous expliquer le slogan « mon cœur en pole position » ?

T. B. : Ce slogan n’est en aucun cas un hasard, puisqu’il accompagne mon parrainage dans le cadre d’une thématique automobile. Le moteur d’une voiture ancêtre est en effet une belle métaphore pour un cœur de plus de 50 ans  : ils ont tous les deux besoin d’un contrôle et d’un entretien particuliers pour prévenir les éventuels « ratés » et ainsi garantir un rythme régulier.

Avez-vous été confronté à des problèmes cardiaques ?

T. B. : Indéniablement, le métier de coureur automobile met le corps à rude épreuve. C’est d’ailleurs le paradoxe des grands sportifs : pratiquer un sport de façon professionnelle exige beaucoup du cœur et peut dès lors l’exposer à des risques proportionnellement accrus de FA. Cependant, j’ai la chance de ne pas souffrir d’un quelconque problème cardiaque. C’est d’ailleurs une façon de mettre en évidence le fait que même les personnes avec un style de vie actif se doivent d’accorder de l’attention à la santé de leur cœur, et ce de manière croissante au fil des années. Que l’on ait des antécédents ou pas, il est important de prendre soin de soi !

Vous faites partie des meilleurs pilotes belges de la F1. Que pourriez-vous nous dire sur ce beau parcours et quels sont vos projets actuellement ?

T. B. : J’ai eu la chance de pouvoir participer à plus de 160 courses de Formule  1 au cours de ma carrière, dont 3 Grands Prix où j’ai fini vainqueur. Cela reste l’une de mes plus grandes fiertés ! Je consacre aujourd’hui une grande partie de mon temps à mon entreprise d’aviation qui achète et vend des avions privés dans une cinquantaine de pays du monde. Bien entendu, la course automobile a toujours pris une immense place dans ma vie et ce n’est pas près de changer. J’emmène d’ailleurs régulièrement mes clients découvrir le Grand Prix de Monaco, où ma société est basée.