L’insuffisance de la valve mitrale est liée au caractère imparfait de la fermeture des deux feuillets qui la composent, ce qui entraîne un reflux de sang dans les poumons, générateur d’essoufflement à l’effort.

« Le traitement classique de l’anomalie consiste à réparer ou remplacer la valve défaillante par voie chirurgicale, sur un cœur arrêté. Chez certains patients, le risque lié à l’intervention est tel qu’il est hasardeux voire impensable de se lancer dans une telle entreprise. C’est dans ce contexte qu’a été développée la technique du Mitraclip® qui, comme son nom le suggère, consiste à mettre un clip, sorte de pince à linge miniature, pour fusionner les zones de la valvule où se produit la fuite. Ce geste est pratiqué sans ouvrir ni le cœur, ni le thorax mais en insérant le matériel via la veine fémorale, dans le pli de l’aine. En dépit de son coût important non pris en charge par l’INAMI, le CHR de la Citadelle à Liège s’est lancé dans l’aventure et a traité avec succès plus d’une quinzaine de patients. Il est le seul centre wallon à pratiquer ce type d’intervention. »

Autre technique novatrice

« Une autre technique novatrice est celle qui consiste à occlure l’auricule gauche, petite cavité en communication avec l’oreillette gauche, dans laquelle peut se développer un caillot de sang qui peut secondairement migrer dans la circulation générale. Lorsqu’il atteint le cerveau, on parle communément de  « thrombose ». Ce risque existe lorsque la personne présente un trouble du rythme cardiaque assez commun nommé fibrillation auriculaire, affection dont la fréquence croit fortement avec l’âge. Si le traitement classique visant à éviter que les caillots ne se forment dans le cœur consiste à prescrire au patient un agent anticoagulant, qui fluidifie le sang, il existe parfois une impossibilité à donner ce traitement médicamenteux protecteur, notamment chez le patient à risque hémorragique majoré. C’est dans cette indication que sont apparus des systèmes dits endovasculaires dont le but est d’obstruer l’auricule gauche de façon à ce qu’aucun caillot ne puisse s’y former et migrer dans l’organisme. Le CHR de la Citadelle possède un important service de gériatrie, population concernée en priorité par ce problème et c’est logiquement qu’il a adopté la technique, au bénéfice de ses patients. »