Un chiffre qui pourrait bientôt être revu à la hausse à l’initiative de la Belgian Heart Rhythm Association (BeHRA).

En cas d’arrêt cardiaque, la chaîne de réanimation comprend 4 maillons et la Belgique possède deux maillons faibles : la réalisation de la réanimation cardiaque et la défibrillation automatique. En Belgique, les témoins d'un arrêt cardiaque n'interviennent que dans environ 30% des cas contre 80% aux Pays-Bas ou en Allemagne. D’autre part, la Belgique dispose de moins de 10.000 défibrillateurs externes automatiques alors qu’on en compte plus de 100.000 aux Pays-Bas. Ce sont ces 2 éléments qui permettent à ces pays d'avoir un taux de survie atteignant les 20%.

La raison pour laquelle on intervient peu en Belgique est la crainte de nuire causée par l’absence de formation quant aux bons gestes à effectuer. Or, la meilleure manière de former une population à pratiquer ces gestes est de les enseigner dès le secondaire, quand on est le plus apte à apprendre et retenir les manœuvres de réanimation.

 

10 heures de formation
 

 

Le projet devrait être étendu à 75 nouvelles écoles chaque année, pour qu’en 2025, chaque école secondaire de la FW-B soit en mesure de dispenser la formation.

 

C’est sur base de ce constat que la BeHRA a pu convaincre la Ministre de l'Enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles de s'attaquer au problème. Avec l’aide de deux ASBL, « Les Amis du SAMU » et « La Ligue Francophone Belge de Sauvetage », le projet « L’École Sauve des Vies » a été conçu et proposé au Cabinet Schyns. Ce projet prévoit 10 heures de formation à la réanimation aux élèves de la FW-B. L’idée est de rendre chaque école autonome dans l’apprentissage des gestes qui sauvent, en offrant une formation aux professeurs d’éducation physique et en fournissant aux écoles un matériel et des supports didactiques adaptés à chaque cycle de l’enseignement.

Dix écoles secondaires ont déjà reçu le matériel nécessaire et leurs professeurs en éducation physique ont été formés à enseigner la réanimation. Le projet devrait être étendu à 75 nouvelles écoles chaque année, pour qu’en 2025, chaque école secondaire de la FW-B soit en mesure de dispenser la formation.

En plus de ce projet, l'installation de davantage de DEA accessibles en permanence et la création d’applications 112 permettront de sauver chaque année de nombreuses vies supplémentaires en Belgique.

 

Ecrit en collaboration avec le Dr. Ivan Blankoff, vice-président du Behra.