En cause, le surpoids et l’obésité. La prévention est essentielle. Le Professeur Martin Buysschaert, diabétologue et président de l’Association Belge du Diabète nous en dit plus.

Maladie chronique, le diabète existe principalement sous deux formes.

« Le diabète de type 1, insulinodépendant, est une affection auto-immunitaire qui aboutit à la destruction totale des cellules du pancréas synthétisant l’insuline, explique le Professeur Buysschaert. Ces patients représentent environ de 10 à 15 % des diabétiques. Cette forme de la maladie atteint principalement, mais non exclusivement les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. Le diabète de type 2, non insulinodépendant, concerne 85 à 90 % des diabétiques. Cette maladie est surtout caractérisée par une résistance à l’insuline. Le patient continue à produire de l’insuline, mais devient, pour des raisons de surpoids, résistant à cette insuline. Cette forme de diabète atteint davantage les adultes de plus de 40 ans en surpoids. »

Le facteur de risque principal du diabète de type 2 est donc la surcharge pondérale, surtout chez des personnes génétiquement prédisposées. « C’est cependant aujourd’hui un diabète qui atteint aussi de plus en plus de jeunes, sédentaires, à alimentation anarchique avec en conséquence un excès pondéral. »

Diagnostic précoce important

Un diagnostic précoce du diabète est essentiel. « L’excès chronique de sucre sanguin (hyperglycémie) peut  en effet amener, au bout de quelques années, des complications neurologiques et vasculaires (avec une atteinte des  yeux et perte de l’acuité visuelle ou des reins, avec une insuffisance rénale, ou des lésions des artères avec d’éventuels accidents cardiovasculaires). Un diagnostic précoce du diabète permet cependant, grâce à un traitement adéquat instauré d’emblée ,d’éviter   toutes ces complications. Outre l’hyperglycémie, il ne faut cependant pas gommer le contrôle d’autres facteurs de risque comme l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie ou le tabagisme. »

Cela étant, une politique de dépistage chez des personnes à risque permet aujourd’hui un diagnostic encore plus précoce, en amont du diabète, au stade du «  prédiabète ». 

Ceci est d’autant plus important que le diabète de type 2. est devenu un enjeu sociétal. « Aujourd’hui, on compte 350 millions de diabétiques dans le monde et, dans une quinzaine d’années, on dénombrera plus de 500 millions!»

Une alimentation saine et une activité physique régulière devraient éviter une telle évolution. « L’hygiéno-diététique est la meilleure prévention et  le meilleur traitement, affirme le professeur. Et, comme soutien fort, le rôle d’une association de patients comme l’ABD  est essentiel. »