Pour pratiquement toutes les personnes atteintes du diabète de type 1, les soins autonomes sont soutenus par la convention diabète. Parmi les personnes interrogées atteintes du diabète de type 2, environ 42 % choisissent la convention diabète et un peu moins d’un tiers optent pour le trajet de soins diabète.

Pourquoi mesurer

78 % des personnes sondées trouvent important d’effectuer des mesures régulières pour garantir un bon contrôle.

Il ressort de l’enquête que presque toutes les personnes atteintes du diabète de type 1 ont besoin quotidiennement de plus de deux injections d’insuline. Parmi les diabétiques de type 2, la majorité, 68 %, suivent un traitement médicamenteux pour leur diabète, et 58 % font (aussi) des injections d’insuline. Parmi ce groupe de personnes atteintes du diabète de type 2, 7 % s’injectent leur traitement et 2 % disent ne pas prendre de médicaments pour leur diabète. Les diabétiques estiment très important de garder le contrôle. Le fait de mesurer permet de mieux cerner son diabète et a un effet motivant, mais ce choix est très individuel. Pour beaucoup, les raisons sous-jacentes à ce contrôle sont moins importantes. 78 % des personnes interrogées trouvent important de procéder à des mesures régulières pour garantir un bon contrôle. Pourtant, les conséquences à long terme du diabète peuvent être graves. Seuls 41 % des diabétiques se testent régulièrement au motif qu’une glycémie élevée entraîne des maladies cardiovasculaires. Pour la majorité des personnes atteintes du diabète de type 1 (86 %), les mesures régulières sont aussi utiles pour adapter la dose d’insuline en fonction du résultat des mesures. 41 % des diabétiques de type 2 y voient aussi une raison de mesurer leur glycémie.

L’exactitude du glucométre, principale propriété

Selon l’enquête, trois quarts des utilisateurs réguliers d’un glucomètre testent leur glycémie plus de 2 fois par jour. Un peu plus de la moitié des diabétiques de type 2 mesurent également leur glycémie plus de 2 fois par jour, sachant que 57 % des diabétiques de type 2 déclarent faire 1 ou plusieurs injection(s) d’insuline par jour. Dans les résultats de cette enquête, seuls sont repris les diabétiques de type 2 qui utilisent chaque jour ou chaque semaine un glucomètre.

Le coût du matériel joue aussi indéniablement un rôle dans l’utilisation régulière du glucomètre. La moitié des personnes interrogées qui possédaient un glucomètre, mais ne l’utilisaient pas tous les jours, pratiqueraient plus de mesures si les bandelettes réactives coûtaient moins cher. En outre, l’avis du médecin reste le principal facteur déterminant du nombre de mesures effectuées (45 %).

L’enquête démontre que seulement 15 % des personnes interrogées qui utilisent un glucomètre placent une nouvelle lancette à chaque injection. La majorité (56 %) n’en voit pas l’intérêt et quelque 32 % trouvent trop compliqué d’insérer une nouvelle lancette. La lancette étant un produit stérile, elle s’érode en cas d’usage multiple. L’injection peut dès lors être plus douloureuse et plus difficile. La norme pour remplacer une lancette dépend de la fréquence d’utilisation du glucomètre.

92 % des personnes sondées qui utilisent un glucomètre, ou qui en ont besoin, trouvent que l’exactitude des valeurs mesurées constitue une propriété importante que doit posséder un glucomètre. Par ailleurs, un glucomètre doit être facile à utiliser et l’écran doit être clairement lisible (voir Figure 1). Les diabétiques de type 1 trouvent important de pouvoir consulter rapidement les résultats à l’écran (92 %). Les personnes âgées atteintes de diabète de type 2 demandent qu’on redouble d’attention pour la lisibilité tant de l’écran (93 %) que des résultats (89 %). Pour l’utilisation des bandelettes réactives, 90 % des personnes sondées préfèrent des bandelettes qui ne nécessitent que peu de sang et pour 81 % d’entre elles, la façon d’insérer la bandelette dans l’appareil doit être claire.

Code coleur des résultats

Environ 60 % des personnes interrogées qui possèdent ou ont besoin d’un glucomètre estiment que des codes couleur seraient très utiles pour aider à interpréter correctement les valeurs mesurées. Les diabétiques de type 2, en particulier (70 %), considèrent qu’un glucomètre qui classerait les taux sanguins en codes couleur serait plus utile pour réagir adéquatement à des valeurs trop faibles ou trop élevées.

Grâce à l’innovation permanente des glucomètres, leur utilisation est de plus en plus aisée. Les glucomètres actuellement sur le marché satisfont aux normes ISO récemment adaptées. Il est recommandé de passer progressivement aux glucomètres qui satisfont à cette nouvelle norme car leurs mesures sont un peu plus précises. Seuls 16 % des diabétiques sont au courant des nouvelles normes ISO applicables aux glucomètres. 60 % des actuels propriétaires de glucomètres déclarent vouloir les adopter. La moitié d’entre eux ne le souhaitent que si le nouveau glucomètre est gratuit.

Il est important de disposer d’un bon glucomètre pour la gestion autonome des soins du diabète. Votre médecin ou éducateur en diabète reste votre premier interlocuteur. Si vous vous posez des questions concernant votre glucomètre, n’hésitez pas à vous adresser à votre infirmier ou à votre médecin.