Un problème de santé publique

Les enjeux sont tels qu’il s’agit d’un problème de santé publique. Il existe aujourd’hui des tensiomètres de plus en plus innovants. Ces appareils de mesure permettent de mieux surveiller sa tension à domicile pour les hypertendus. Le tout sous l’œil bienveillant de son médecin traitant.

La tension artérielle, surnommée « tueur silencieux » en raison de l’absence des symptômes, représente la force qui permet de faire circuler le sang dans le corps humain. Elle se décompose en deux valeurs.

A chaque contraction, le cœur propulse le sang contre les parois des artères sous une pression maximale dite systolique en langage médical. Entre deux contractions, lorsque le cœur est au repos, la pression redescend et devient minimale ou diastolique.

Ce sont ces deux valeurs que le médecin étudie lorsqu’il prélève la tension. Ces valeurs se présentent sous forme de deux chiffres. Le chiffre du haut correspond à la pression systolique. Quant au chiffre du bas, il représente la tension diastolique. Le seuil de normalité à ne pas dépasser est généralement de 13/7.

Etre bien « armé »

On ne compte plus les innovations technologiques pour mesurer sa tension artérielle à domicile. L’automesure est devenue un véritable phénomène de société. Selon une enquête de l’université de Birmingham au Royaume-Uni, « jusqu’à 43 % de patients hypertendus recourent à l’automesure ». Une enquête parue en France les années précédentes a dévoilé par exemple qu’un hypertendu sur trois (27 %) était en possession d’un appareil d’automesure en 2006. Même si l’on ne dispose pas de données comparables concernant la Belgique, les experts s’accordent à penser qu’une proportion similaire de patients recourt à cette technique. Mais il faut pour cela être bien « armé ». Ceci revient à disposer de tensiomètres fiables.

Automesurer

Il existe trois types d’appareils. Les tensiomètres au doigt, au poignet et au bras. Ce dernier étant beaucoup plus fiable. Le médecin utilise bien souvent un stéthoscope et un brassard. Il écoute les vibrations émises par la pression diastolique et la pression systolique. Ces vibrations sont appelées « son de Korotkoff ». Et cette méthode est dite d’auscultation. Seuls les professionnels de la santé compétents peuvent recourir à cette méthode. En parallèle, il existe également une méthode dite oscillométrique. Elle permet de mesurer les deux pressions et de convertir ce mouvement en données numériques. Les tensiomètres de dernière génération pour prélever sa tension chez soi allient la précision de la méthode d’auscultation et la méthode oscillométrique.

L’automesure peut donc constituer une aide précieuse pour le médecin. Son intérêt est médicalement prouvé. Elle a comme avantage que le patient participe à sa prise en charge médicale en dehors des consultations. La fréquence de la prise de tension à domicile dépend de l’indication et de l’objectif des mesures tel que défini par le médecin traitant.

Stress

Pour éviter le manque de fiabilité de l’automesure  il est préférable de prendre sa tension lorsque l’on est bien assis et détendu au calme, depuis au moins 5 minutes. Il faut éviter d’être dans un moment de stress ou de contrariété.

Par contre, le tensiomètre utilisé doit être correctement entretenu et régulièrement contrôlé (au moins une fois tous les  deux ans) par un professionnel de la santé. Le patient doit être initié à une phase d’apprentissage sur le choix de l’appareil et sur les protocoles de mesure pour ne pas biaiser les résultats.