• «La fibrillation auriculaire ou atriale est le trouble du rythme cardiaque le plus fréquent. On considère que près d'une personne sur 4 âgée de plus de 40 ans présentera un jour un épisode de fibrillation atriale. Ce trouble du rythme est caractérisé par un rythme cardiaque totalement irrégulier. De nombreuses personnes ne savent pas qu'elles sont en fibrillation. Les symptômes les plus courants sont palpitations, fatigue et essoufflement. Les principaux facteurs de risque de faire de la fibrillation atriale sont l'âge, et une pression artérielle trop élevée.
     
  • «Les médicaments antiarythmiques connaissent un taux d'efficacité assez moyen. C'est pourquoi à la fin des années 90, une technique appelée ablation par radiofréquence a été développée. Elle consiste à créer des lésions par application de courant à des endroits précis dans l'oreillette gauche. Ceci permet souvent d'empêcher les récidives de fibrillation. Il ne s'agit pas d'une opération mais d'une intervention de 2 à 3 heures réalisée grâce à des sondes introduites dans le cœur par une veine de la cuisse. On parvient ainsi souvent à empêcher que la fibrillation ne réapparaisse. »
     
  • «Cette technique est appliquée à large échelle dans les grands centres de cardiologie dont le CHU de Charleroi et permet d'atteindre un taux de succès de plus de 50% après une première procédure et de près de 80% après une deuxième procédure. En cas d'oreillettes fort dilatées, le taux de réussite est moindre mais reste acceptable.»
     
  • «Les complications les plus graves de la fibrillation atriale sont de nature thromboembolique, en particulier l'AVC. Les anticoagulants, dont ceux de nouvelle génération, apportent une aide appréciable pour prévenir ces complications. Dans certains cas rares où un patient ne peut pas prendre d'anticoagulants, on peut fermer l'auricule gauche (l'endroit où les caillots se forment en général) grâce à un petit dispositif qui, une fois placé, y restera pour toujours.»
     
  • «Certaines applications pour smartphones devraient bientôt permettre à chacun de déterminer, avec la caméra de l'appareil, si le cœur est en fibrillation ou pas, avec un diagnostic correct par le smartphone dans presque 100% des cas. Ces applications ne sont pas encore disponibles mais les tests en cours semblent prometteurs.»