L’enfance et l’adolescence sont des moments clés pour prendre les bonnes habitudes qui permettent de lutter durablement et efficacement contre les maladies cardiovasculaires. On constate une augmentation de l’inactivité physique et du temps passé assis dans le mode de vie actuel des enfants et des adolescents. Ils participent grandement à la progression inquiétante du surpoids et de l’obésité qui touchent les jeunes. Ce surpoids associé à la sédentarité explique la réduction de leur capacité physique. Pourtant, bouger dès l’enfance permet de se constituer un « Capital Santé » qui permettra d’éviter plus tard le surpoids et l’augmentation de la pression artérielle, de la glycémie et du cholestérol.

 

Savoir, c’est déjà prévenir
 

Pour détecter ces facteurs de risque, et donc prévenir les maladies cardiovasculaires, il faut les mesurer et connaître leurs valeurs clés. Il suffit de connaître son taux de LDL cholestérol, sa glycémie, sa pression artérielle et son Indice de Masse Corporelle pour avoir une idée de sa santé cardiovasculaire.

Nos habitudes en matière d’alimentation et d’activité physique jouent un rôle déterminant sur notre état de santé. Notre mode de vie a fortement évolué, pour déboucher sur plus de sédentarité et des déséquilibres nutritionnels. Or, la façon dont nous mangeons et bougeons constitue une réelle opportunité pour entretenir notre santé, notamment celle de notre cœur et de nos artères. Une alimentation équilibrée et une activité physique suffisante constituent de formidables leviers pour agir en faveur de la santé du cœur et des artères, et ce quel que soit l’âge.

 

DEA, oser sauver
 

Chaque année en Belgique, 10 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque survenu en dehors de l’hôpital (en rue, au travail ou à la maison) et moins de 10 % y survivent ! Parmi ces survivants, 4 sur 5 doivent leur survie à des gestes simples.

L’utilisation d’un Défibrillateur Externe Automatique (DEA) permettrait de porter ce taux de survie à plus de 50 %. Pourtant, plus de la moitié de la population (56 %) ne sait pas à quoi ressemble un DEA, 95 % ne reconnaissent pas le pictogramme du DEA et 70,4 % ne savent pas comment l’utiliser.

Depuis 2007, la loi autorise toute personne à utiliser l’un des 3 500 DEA présents dans les villes, gares, stades, salles de sport ou grandes surfaces. Mais seuls 29 % des Belges savent qu’un DEA peut être utilisé par tout citoyen.