Dre Nathalie Ausselet, CHU Dinant-Godinne

Que contient exactement le plan VIH ?

« C’est un plan d’action de lutte contre le VIH. Son objectif est d’agir à plusieurs niveaux. Tout d’abord la prévention, en menant des actions ciblées particulièrement dans les milieux à risque. Ensuite le dépistage, en favorisant l’accès au test pour finalement diminuer le risque de transmission.

Un des points forts de ce plan est le travail conjoint entre les associations, le milieu politique, les Centres de référence et les personnes vivant avec le VIH. »

Qu’est-ce que ce plan signifie pour vous ?

« Le plan VIH a médiatisé le sujet, ce qui a donc fait bouger les choses. Deux nouveaux centres de référence ont notamment été créés depuis le mois d'août de cette année : à Bruges et à Mont-Godinne. Grâce à cette reconnaissance, nous recevons un financement pour créer une équipe multidisciplinaire, ce qui facilite notre travail médical et permet surtout une prise en charge globale pour le patient. Nous pouvons également prescrire des traitements qui ne sont accessibles qu’aux Centres de référence. »

Quel est le rôle de Mont-Godinne dans le cadre de ce plan ?

« Un autre objectif du plan est d’améliorer la couverture géographique. Notre rôle sera donc la prise en charge des patients VIH dans les provinces de Namur et du Luxembourg qui n’étaient pas encore couvertes par un centre. »

Quelle est la place de ce nouveau Centre de référence dans le plan VIH ?

« Le plan a également pour projet de faciliter l’accès aux soins et d’améliorer la qualité de vie des patients vivant avec le VIH, c’est-à-dire une prise en charge multidisciplinaire et un meilleur suivi. Les Centres de référence sont capables d’aborder le VIH sur un plan plus psychologique et social aussi. »

Quelle est l’utilité du dépistage précoce ?

« Au niveau de la santé publique, le dépistage précoce permet à la personne séropositive de se protéger lors des rapports sexuels et ainsi de limiter le risque de transmission. Au niveau individuel, plus tôt le patient est suivi et donc plus vite la trithérapie est instaurée, meilleure est l’évolution à long terme. Le VIH est maintenant considéré comme une maladie chronique, ce qui veut dire qu’une personne séropositive a une espérance de vie quasiment identique à une personne séronégative. La trithérapie doit être entamée avant que les défenses immunitaires ne soient trop basses pour éviter les complications liées au VIH, ou instauré, si possible, dès la séroconversion (au moment de l’infection).

Si une personne séropositive présente un risque élevé de transmission, nous pouvons lui proposer un traitement appelé TasP (treatment as prevention). Celui-ci permet de rendre la charge virale indétectable et de diminuer de cette manière le risque de transmission. »

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Joëlle Defourny, Co responsable "Dépistage du VIH/IST et suivi" Liège »
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